PAROLES ET MUSIQUES

Les histoires peuvent être contées, lues et même chantées. La musique et la littérature sont des genres artistiques qui ont des qualités communes. Sur cette idée de départ, j’ai cherché à construire des scenarii/séances où la musique interpelle l’histoire lue.
J’ai imaginé trois catégories pour décliner cette idée:
– L’histoire parle d’un morceau ou d’une chanson bien identifiés.
– L’histoire fait écho -positif ou négatif- à une chanson
– La construction narrative de l’histoire, se rapproche de celle de la chanson.
Le but recherché  est d’apporter un rythme dynamique à la séance, et de lui donner un aspect ludique. Sans  oublier également l’apport technologique (facultatif), pour l’écoute musicale ; j’ai, pour ma part, utilisé mon smartphone  avec liaison sans fil « Bluetooth », à une enceinte :… effet garanti !

Pour la première catégorie, le livre choisi est « Le roi du Jazz » d’Alain Gerber (Editions Bayard Poche),  histoire courte  où un standard de Jazz  New Orléans  sert de fil conducteur. Le lien est facile: l’écoute du morceau « Basin street blues »,  au début ou en fin de lecture, donne une touche particulière à cette fiction qui entre, alors, dans le concret, le réel. On trouve facilement ce morceau sur Youtube.

La seconde catégorie est construite sur une chanson très narrative de Bénabar: « Les deux chiens »,  extraite de l’album « Inspiré de faits réels » (non disponible sur Youtube !). C’est l’histoire de deux chiens se cherchant querelle, qui se réconcilient à la fin…. pour faire la peau à un chat qui passait par là ! Ici, le choix des histoires à lire est infini ; celles où chiens chats sont les personnages principaux abondent. A vous de choisir de donner un écho positif ou négatif à la chanson.

La dernière catégorie se base sur la construction narrative. Qui ne connait la chanson « Tout va très bien Madame la Marquise » ? (disponible sur Youtube) Un fait en entraîne un autre : Monsieur le Marquis se ruine au jeu, et, de fil en aiguille, la Jument grise de la Marquise périra dans les flammes. Cet enchainement loufoque se retrouve dans « Vraiment pas de bol » d’ Hubert Ben Kemoun  (Editions Thierry Magnier collection Petit Poche)  : une malheureuse canette de Coca vide, jetée négligemment, va provoquer une suite d’incidents de plus en plus graves pour se conclure par l’incendie du Muséum d’Histoire naturelle de Nantes. Mais dans la chanson  comme dans l’ouvrage l’important, est ailleurs que dans les anecdotes : c’ est de  susciter discussion et réflexion chez les enfants.

En conclusion, si ce mode d’animation vous séduit, pourquoi ne pas partager nos connaissances en allongeant la liste des catégories, ou en illustrant celles déjà identifiées par d’autres exemples ou suggestions.

Alors, à vos plumes ou plutôt… à vos claviers ! Vos contributions seront les bienvenues.